Toute l'actualité du 01/05/2026
L'ÉDITO
L'application provisoire de l'accord commercial UE-Mercosur et le bilan cinquante ans après l'instauration du regroupement familial soulignent une érosion continue de la souveraineté nationale. Ces décisions, souvent prises loin des peuples, impactent directement l'économie, l'identité et la cohésion de notre civilisation. Il est impératif de réaffirmer la primauté des intérêts nationaux.
L'ESSENTIEL
CINQUANTE ANS DE REGROUPEMENT FAMILIAL : UN BILAN INQUIÉTANT POUR LA SOUVERAINETÉ NATIONALE
Le Fait : Le 29 avril 1976, la France instituait le regroupement familial, permettant aux résidents étrangers légaux de faire venir conjoint et enfants mineurs sous conditions de ressources et de logement. Ce décret, sous le gouvernement Chirac et la présidence Giscard d’Estaing, succédait à des dispositions antérieures. Aujourd'hui, bien que le regroupement familial strict ne représente que 5% des nouvelles entrées en 2024, l'immigration pour motifs familiaux dans son sens large (incluant les familles de ressortissants français) constitue près de la moitié (47%) des visas. Les structures familiales des migrants évoluent, avec des arrivées individuelles suivies de formations de familles en France.
L'Enjeu : Cinquante ans après, ce dispositif est perçu par 57% des Français comme un échec, symbolisant une politique migratoire hors de contrôle. L'opinion publique y voit une entrée sur le territoire sans réelle contribution à la richesse nationale et une difficulté d'intégration. Des figures politiques, y compris au centre, appellent à sa fin ou à une réglementation plus stricte. Le débat sur le regroupement familial, loin d'être technique, s'impose comme un enjeu crucial de la souveraineté nationale et de la cohésion identitaire, inévitablement au cœur de la campagne présidentielle de 2027.